Recyclage du plastique en Tanzanie : Une mission d’éducation pour la protection de l’environnement

By 26 avril 2026À publier, La Tanzanie

Le recyclage du plastique est loin d’être une norme mondiale. En Tanzanie par exemple, les paysages sont marqués par des masses de plastiques qui envahissent les écosystèmes. Les déchets polluent non seulement la nature, mais présentent également des risques sanitaires pour les communautés urbaines et rurales. Les populations ignorent souvent les conséquences de jeter ou brûler et face à l’absence d’infrastructures, cela reste un réflexe courant.

Pourquoi la gestion des déchets est-elle un défi en Tanzanie ?

Dans de nombreuses régions, la gestion des déchets fait face à plusieurs obstacles. Le manque d’infrastructures publiques limite la collecte : dans des villes comme Dar es Salaam, moins de 50 % des déchets générés sont collectés, et presque aucun en zone rurale. L’arrivée rapide des emballages plastiques entre les années 1980 et 2000, après la libéralisation du marché, a aussi bouleversé les habitudes : autrefois biodégradables (feuilles de bananier, fibre de palmier), les déchets sont devenus plastiques, mais les pratiques de rejet sont restées les mêmes. Enfin, le manque d’information sur les dangers de la pollution entretient des comportements nocifs, comme le brûlage des déchets ou l’absence de lien perçu entre plastique, eaux stagnantes et maladies comme le paludisme ou le choléra.

Les dangers majeurs d’une mauvaise gestion des déchets

Jeter ou brûler du plastique a des conséquences directes sur l’environnement et la santé. Dans un pays où l’agriculture et l’élevage sont les piliers de l’économie, les plastiques se fragmentent en microplastiques qui contaminent les sols, les cultures et les animaux, introduisant des toxines dans la chaîne alimentaire et perturbant les systèmes d’irrigation. Les déchets plastiques retiennent aussi l’eau de pluie, créant des zones d’eau stagnante propices aux moustiques et favorisant la propagation de maladies comme la dengue et le paludisme. Enfin, leur combustion libère des substances très toxiques (dioxines et furanes) et contribue fortement à la pollution de l’air, responsable d’environ 29 000 décès prématurés par an en Tanzanie selon l’Organisation mondiale de la santé.

Nos volontaires en action : un atelier de recyclage créatif à la King’s Modern School

Face à ce constat, LifeTime Projects et son partenaire local, la Jabungu Foundation cherchent à développer un ambitieux projet de gestion des déchets intégré à notre futur lycée environnemental. L’objectif ? Créer un système de ramassage pérenne, transformer le plastique jeté en objet du quotidien et générer des emplois locaux.
En attendant la finalisation de ce projet d’envergure, nos volontaires agissent sur le terrain, à la King’s Modern School. L’idée est simple : pour changer les mentalités de demain, il faut planter une graine dans l’esprit des enfants aujourd’hui.

Ainsi, ils ont organisé un atelier de sensibilisation et de recyclage créatif auprès des élèves de l’école. Au programme, sensibilisation aux risques de la pollution plastique et aux avantages du recyclage. Afin de ne pas exposer tous les problèmes sans offrir de solution, les élèves ont transformé des bouteilles plastiques ramassées dans la rue en pots de plantes. Pas d’inquiétude, l’ensemble de la bouteille a été utilisé, la partie avec le bouchon permettant de planter le pot dans le sol et de créer des petites jardinières. Les enfants ont planté des lentilles, leur permettant d’observer le cycle de la vie tout en comprenant que le plastique peut avoir une seconde utilité au lieu de polluer leur école.

Le chemin vers une Tanzanie propre est long, et bien que cela soit un petit pas vers le recyclage, planter une graine dans l’esprit des enfants est l’une des meilleures solutions pour commencer le changement.

 

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