L’approche WASH : Comment LifeTime Projects soutient l’éducation grâce à l’accès à l’eau au Cameroun et en Tanzanie ?

Ce qui est un acquis en France est, pour un lycéen d’un pays en voie de développement, le premier verrou à faire sauter pour accéder à l’éducation.

Dans nos sociétés occidentales, l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) est une évidence si ancrée dans notre quotidien qu’elle en est devenue un privilège oublié. Pourtant, pour des millions de jeunes dans le monde, l’absence de ces infrastructures reste un obstacle majeur à la scolarisation. Chez LifeTime Projects, nous refusons que l’absence d’infrastructures de base soit un frein à l’ambition des adolescents. Ainsi, nous plaçons l’approche WASH au cœur de nos projets de constructions en Tanzanie et au Cameroun pour offrir aux étudiants un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

L’approche WASH : Un soutien pour l’accès à l’eau et à l’assainissement, un prérequis oublié de la réussite scolaire

Le concept WASH regroupe trois domaines indissociables : l’accès à l’eau potable, l’assainissement et la promotion de l’hygiène. Pour des lycéens en pleine construction, ces services ne sont pas de simples commodités, ils sont les garants de leur intégrité physique et sociale.

Dans un contexte scolaire secondaire ou les élèves passent la majorité de leurs temps, un environnement équipé de WASH de qualité transforme les trajectoires des jeunes :

  • Santé et performance académique : La présence de points d’eau potable et de systèmes de lavage des mains réduit drastiquement l’exposition aux maladies hydriques et parasitaires. Un adolescent en bonne santé est un élève capable de maintenir une concentration constante et d’éviter l’absentéisme chronique lié aux infections évitables.
  • Équité de genre et maintien de la scolarité : La puberté marque souvent une rupture brutale dans le parcours des jeunes filles. Sans accès à des sanitaires non-mixtes, sécurisés et équipés pour la gestion de l’hygiène menstruelle, les lycéennes s’absentent en moyenne 2 jours par mois. Ce décrochage cyclique entraîne un retard scolaire accumulé qui est l’une des causes majeures de l’abandon précoce des études chez les adolescentes.
  • Vecteurs de changement social : À cet âge, les jeunes assimilent des habitudes d’hygiène qu’ils conservent à l’âge adulte. En maîtrisant ces standards au sein de leur établissement, ils deviennent des acteurs de prévention capables d’influencer durablement les pratiques d’hygiène de leur entourage et de leur communauté, créant ainsi un effet multiplicateur au-delà des murs du lycée.

Les défis en chiffres : Une réalité pour nos projets de solidarité internationale

Malgré les efforts internationaux, les chiffres soulignent l’ampleur du défi dans les zones où nous menons nos projets de solidarité internationale :
En Tanzanie, selon le rapport National School WASH (2020), seulement 6,4 % des écoles disposent d’installations d’hygiène de base. Cette statistique alarmante s’explique par plusieurs facteurs :

Dans la région de Manyara, où nous intervenons, 54,2 % des établissements n’ont toujours pas accès à l’électricité. Cette absence d’énergie bloque mécaniquement la mise en place de systèmes de pompage ou de forage profond, obligeant les élèves à s’approvisionner manuellement à des points d’eau éloignés ou non sécurisés.

Sans ressources financières propres, les établissements peinent à entretenir les infrastructures existantes. De plus, à cause de l’exode rural, le manque de techniciens formés dans les campagnes transforme souvent une simple panne de pompe en un arrêt définitif de l’accès à l’eau pour l’ensemble du lycée.

Au Cameroun, selon un rapport de l’UNICEF de 2025 sur les conditions humanitaires, 69% des écoles n’ont pas accès à une eau potable fiable et 63 % à des installations sanitaires adéquates. Cette évaluation souligne la gravité persistante du manque de services essentiels dans les environnements d’apprentissage. De plus, en 2017, 47% des écoles publiques disposaient de latrines non adaptées aux besoins des filles.

Cette situation a pour conséquences de limiter l’accès à l’éducation et d’exacerber l’absentéisme scolaire surtout pour les jeunes filles. À cela s’ajoute un manque de dispositifs de lavage des mains, ce qui entraîne de mauvaises pratiques hygiéniques et provoque l’augmentation de certaines épidémies, telle que le choléra.

Nos actions de solidarité internationale sur le terrain

Tanzanie : Un lycée environnemental à Magugu

En collaboration avec notre partenaire local, la Jabungu Foundation, nous érigeons un lycée professionnel et environnemental dédié à l’émancipation des jeunes en zone rurale. Dans cette dynamique, l’approche WASH est la clé de voûte du projet : le fait que l’école puisse ouvrir ses portes et être homologuée dépend directement de la mise en service d’infrastructures d’hygiène.

Nous considérons qu’un accès sécurisé à l’eau et à l’assainissement est le préalable non négociable à toute éducation de qualité : c’est ce socle qui garantit la santé des élèves, leur assiduité scolaire et leur dignité. Cette priorité se traduit déjà concrètement sur le terrain : grâce au soutien de la Région Grand Est, la construction des blocs sanitaires est en cours. Parallèlement, nous avons fait le choix d’une autonomie durable : l’installation d’un forage couplé à des panneaux solaires permet déjà d’alimenter l’ensemble du site en eau propre et de distribuer de l’eau potable aux communautés qui nous entourent.

Cameroun : Un foyer d’accueil et de formation durable

Face au déficit de structures adaptées aux jeunes en situation de vulnérabilité, nos équipes en France et au Cameroun et leur partenaire Umaniti créent un complexe socio-professionnel intégré (foyer d’accueil, centre de formation, pôle médico-social et culturel). La dignité et la réussite de ces jeunes ne dépendent pas seulement de la qualité de l’éducation mais aussi d’un environnement sanitaire irréprochable. C’est pourquoi l’approche WASH constitue la véritable colonne vertébrale du projet, transformant chaque défi technique en un levier d’autonomie.

Au cœur du site, l’installation d’un forage alimenté par pompage solaire garantira un accès permanent à une eau potable de qualité. Au-delà des besoins vitaux et de l’hydratation, cette ressource est le premier rempart contre les maladies hydriques qui freinent trop souvent le parcours des jeunes en zone rurale. Pour pérenniser cette gestion de l’eau, le projet intègre un système de latrines lié à un biodigesteur. Cette technologie permet de transformer les déchets en gaz naturel pour la cuisine du foyer et en engrais organique pour les cultures en permaculture, bouclant ainsi le cycle de la matière de façon écologique.

À Zoatoupsi comme à Magugu, le WASH dépasse la simple infrastructure pour devenir un support pédagogique vivant. En vivant au sein de ce modèle d’économie circulaire, les jeunes ne se contentent pas de bénéficier de conditions de vie et d’apprentissage dignes ; ils se forment aux techniques agricoles, et apprennent qu’une gestion responsable de l’eau et des déchets est la clé de leur propre autonomie et du développement durable de leur région.

Soutenez nos projets de solidarité internationale et apportez votre goutte d’eau !

Qu’il s’agisse de briques pour les sanitaires en Tanzanie ou du système de biodigesteur au Cameroun, chaque don compte. En investissant dans le WASH, vous n’achetez pas seulement des tuyaux ou des briques : vous offrez de la dignité et un avenir scolaire à des centaines de jeunes.

 

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