Trafic d’êtres humains : marche pacifique à Cochabamba, Bolivie

Par 9 août 2018 À publier, La Bolivie
LifeTime Projects : photo prise lors d'une marche contre le traffic d'êtres humains à Cochabamba, Bolivie

Parmi les nombreuses causes pour lesquelles s’engage LifeTime Projects, on peut en citer une en particulier. Il s’agit d’un mal qui traverse les époques et touche une bonne partie des pays du monde, depuis la nuit des temps. Il s’agit du trafic d’êtres humains.

Selon les définitions que nous pouvons trouver sur les sites spécialisés, la traite d’êtres humains se présente comme une forme de criminalité organisée assimilable à de l’esclavage moderne. Il s’agit d’un trafic qui rapporte chaque année des milliards de dollars. Et cela, au détriment de l’intégrité de toutes les victimes qui en souffrent.

Le trafic d’êtres humains peut se manifester sous 3 formes. À des fins de travail forcé, d’exploitation sexuelle ou de trafic d’organes. C’est aujourd’hui considéré comme un crime au regard du droit international. Malheureusement, chaque année, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en sont encore victimes. Et malgré les stratégies mises en place au niveau international pour lutter contre cette horreur, peu de trafiquants sont jugés et la plupart des victimes ne sont pas aidées, ni même identifiées ou reconnues comme victimes.

Des chiffres alarmants sur les violences sexuelles en Bolivie

En 2017, la Misión Justicia en Bolivia a réalisé des études statistiques sur les violences sexuelles contre les mineurs. On apprend notamment que Cochabamba est la ville bolivienne dans laquelle il y a le plus fort taux de prostitution, et les chiffres relatifs aux violences sont inquiétants. Chaque jour en Bolivie, 16 mineurs se font violer. 34% des adolescentes, soit plus d’un tiers, subissent des violences sexuelles, dont 75% ont lieu à l’école ou sous leur propre toit. Malheureusement, seulement 0,5% des cas passant devant le tribunal, et 90% des audiences qui ont lieu ne donnent pas de suite. Enfin, il est annoncé que seules 0,2% des victimes de violences sexuelles reçoivent un soutien psychologique.

Une marche pour donner la parole aux citoyens de Cochabamba

Ce schéma est malheureusement le quotidien de beaucoup de jeunes femmes en Bolivie. C’est pourquoi en ce lundi 30 juillet 2018, à l’occasion de la Journée Mondiale contre la traite et le trafic d’êtres humains, de nombreux manifestants se sont rassemblés pour une marche pacifique à travers la ville de Cochabamba. Une initiative menée par des associations locales et à laquelle LifeTime Projects a participé, qui avait pour objectif de sensibiliser le grand public tout en cherchant à attirer le regard des institutions sur ces thématiques sociétales.

La « Red Departamental de lucha contra la trata y trafico de personas – Cochabamba » (réseau départemental de lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains), à l’origine de cette marche engagée, avait annoncé 3 objectifs :

  • Sensibiliser ;
  • Condamner ;
  • Attirer le regard des pouvoirs publics.

 

Une lutte contre le trafic d’êtres humains, soutenue par les élus et les institutions

Sur la place principale de Cochabamba, la place du 14 Septembre, ils étaient nombreux à se rassembler. Associations, écoles, centres d’accueils… Après une marche à travers la ville jusqu’à la place des drapeaux, le cortège s’est arrêté pour permettre aux gens de découvrir les stands de sensibilisation installés pour l’occasion par les associations. Les élus ont également pris la parole, soulevant que la traite des êtres humains était un réel problème et qu’ils allaient mettre en place les moyens nécessaires pour diminuer les chiffres alarmants.

Casimira Rodriguez, directrice du service départemental de la gestion sociale, a déclaré devant une foule de militants : « C’est un problème très sérieux qui fait du mal à l’humanité, spécialement à la femme, la jeunesse et l’enfance ». Le Gouverneur a quant à lui déclaré : « La lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains doit être affrontée car c’est un fléau mondialisé. Nous avons décidé de déployer tous nos efforts pour y faire face dans le cadre de la loi n° 263, avec plusieurs activités de sensibilisation auprès des enfants, des jeunes, des parents, des enseignants et des institutions telles que la police, l’armée, les municipalités, les médias et les autorités nationales parce qu’il s’agit de construire une culture de protection et de défense des droits humains ».

LifeTime Projects soutient les centres d’accueil pour jeunes femmes issues de la traite d’êtres humains

LifeTime Projects s’engage dans la lignée des discours des élus et soutient cette lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains. Pour cela, nous collaborons conjointement avec les centres d’accueil Sayari Warmi et Nuestra Casa, à Cochabamba. Ces foyers accueillent temporairement des jeunes filles et adolescentes victimes de traite humaine, de trafic et de violences sexuelles et leur offrent un endroit sain pour vivre.  Ils accompagnent également les adolescentes en leur offrant un cadre de vie sain et sécurisé, ainsi qu’une assistance psychologique, un suivi social et un soutien scolaire.

 

Découvrir notre projet d'insertion professionnelle pour adolescentes

 

Chaque année, grâce aux équipes locales, aux volontaires et à tous les généreux donateurs, de nombreuses jeunes femmes retrouvent espoir et confiance. Avec un accompagnement adapté, celles-ci se reconstruisent et recommencent une nouvelle vie, libre de violences.

La marche pacifique de Cochabamba en photos

Crédit photos : Gobernación de Cochabamba

 

Parrainer des jeunes femmes en insertion professionnelle

Sed efficitur. sed id nunc libero felis ut